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À l'aube de l'automne,
Sa rousse chevelure
S'envole puis entonne
Un air tout plein d'allure.

À la venue de l'hiver,
Ses seins se font de glace
Se figent droits et si fiers
Fendant, pointes, l'espace.

Quand survient le printemps,
Son sexe-fleur est éclos
Tout en sève, abricot
Qui, ô frémissant, m'attend…

Quand éclate enfin l'été,
Orgie de lumière !
Je bois vif, à m'en saouler
Âme buissonnière
Entre ses cuisses, treilles
Si chaudes, comme des soleils !
© Cyr

2008, in Balades érotiques et pornographiques (1988 - 2014)

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